MAîTRISE EN ARCHITECTURE DE PAYSAGE

Le fil vert : retisser, habiter et ancrer le territoire

Cover image
Promenade du quartier – Axe structurant de mobilité douce

Promenade du quartier – Axe structurant de mobilité douce

Espace public de proximité

Espace public de proximité

Terrasse urbaine

Terrasse urbaine

Corridor vert

Corridor vert

Réaménagement du boulevard Taschereau – Intégration d'un service structurant de bus rapide

Réaménagement du boulevard Taschereau – Intégration d'un service structurant de bus rapide

Réseau vert local – Rues apaisées

Réseau vert local – Rues apaisées

Le fil vert : retisser, habiter et ancrer le territoire

Le projet s’intéresse à la manière dont la forme urbaine influence nos modes de vie, en prenant comme terrain d’étude le secteur de la station Panama à Brossard. Situé dans un territoire fortement structuré par les infrastructures routières et les grandes surfaces commerciales, ce secteur incarne un modèle urbain où les déplacements sont principalement pensés pour l’automobile, au détriment des continuités piétonnes, des usages de proximité et de la qualité des espaces publics. Si les transformations en cours, notamment à travers un plan particulier d’urbanisme, visent à densifier le secteur et à créer une nouvelle centralité autour de la station, elles peinent à reconfigurer en profondeur les conditions de déplacement et l’expérience du territoire à l’échelle humaine. Le projet propose ainsi de déplacer le regard en s’appuyant sur les parcours du quotidien comme levier principal de transformation. Il s’agit de dépasser une logique centrée sur les flux pour envisager l’infrastructure comme un support d’urbanité, capable d’articuler mobilités, usages et continuités écologiques.

L’intervention repose sur la mise en place d’un réseau structurant de mobilités actives, visant à reconnecter les quartiers environnants à la station et à désenclaver un territoire aujourd’hui fragmenté. Ce réseau s’inscrit dans une logique de porosité, à la fois spatiale et écologique. Il réinvestit les espaces sous-utilisés, notamment les surfaces de stationnement et les emprises commerciales, pour y introduire des continuités de déplacement et des trames végétales. Au cœur du projet, une promenade de quartier agit comme colonne vertébrale à l’échelle humaine, renversant la logique actuelle où le boulevard Taschereau structure le territoire à grande échelle. Plus qu’un axe de circulation, elle devient une interface active reliant services, espaces publics et milieux de vie, tout en proposant une expérience évolutive. Cette approche est complétée par la requalification du boulevard Taschereau en axe de transport collectif régional mieux connecté aux trames locales, ainsi que par la transformation du parvis de la station en pôle intermodal habité. À différentes échelles, un réseau de mailles vertes assure la continuité écologique et participe à la qualité des milieux de vie.

À travers cette transformation, la station Panama cesse d’être un simple point de transit pour s’inscrire dans un système territorial habité. Le projet met ainsi en évidence le potentiel des parcours comme levier pour faire évoluer durablement les pratiques urbaines.