MAîTRISE EN ARCHITECTURE

La Boucle Namur

Cover image
Vue depuis Décarie vers le métro Namur

Vue depuis Décarie vers le métro Namur

Concept volumétrique

Concept volumétrique

Axonométrie du projet

Axonométrie du projet

Vue depuis la rue Jean-Talon Ouest

Vue depuis la rue Jean-Talon Ouest

Plan du rez-de-chaussée

Plan du rez-de-chaussée

Vue de la cour intérieure

Vue de la cour intérieure

Coupe bioclimatique

Coupe bioclimatique

Vue intérieure de la serre de production verticale

Vue intérieure de la serre de production verticale

Plan du niveau 4

Plan du niveau 4

Vue de l'interstice de co-living entre la serre et les logements

Vue de l'interstice de co-living entre la serre et les logements

Schéma concept de l'espace co-living

Schéma concept de l'espace co-living

Photos de la maquette

Photos de la maquette

La Boucle Namur

La Boucle Namur propose un modèle d’habitat productif, durable et pédagogique intégré au futur quartier Namur-Hippodrome à Montréal. Le projet répond aux enjeux contemporains liés à l’urbanisation, à la crise du logement et à la dépendance aux systèmes alimentaires en développant un microsystème urbain où production alimentaire, commerces, revalorisation des déchets et logements fonctionnent en synergie. L’ensemble propose une alternative aux systèmes actuels, caractérisés par des chaînes d’approvisionnement longues et énergivores, en favorisant un modèle circulaire ancré localement. L’objectif étant de créer un milieu de vie capable de nourrir ses habitants tout en réduisant son empreinte environnementale.

Implanté stratégiquement en bordure de l’autoroute Décarie, à proximité du métro Namur, le projet transforme la contrainte urbaine de l’autoroute en opportunité architecturale. La serre verticale, en bordure de Décarie, agit ainsi comme une barrière acoustique et visuelle, tout en devenant un signal urbain fort et un outil pédagogique rendant visible le cycle de production alimentaire.

Le projet s’organise autour de quatre composantes principales : un socle public commercial, une serre productive, des logements et un interstice de commun de co-living. Le rez-de-chaussée commercial met en scène les différentes étapes de la boucle alimentaire : production (serre verticale), récolte des aliments (maison de la récolte), vente (marché), transformation (cuisine), consommation (restaurant), puis revalorisation des déchets organiques (centre de compostage) qui sont réutilisés pour la production de la serre. Cette boucle ouverte sur la ville favorise l’ancrage communautaire et la sensibilisation aux enjeux contemporains.

La serre, totalisant 22 étages et près de 9 900 m² de surface cultivable, permet de nourrir environ 3 000 personnes. Visible depuis Décarie, la serre s’affirme comme un signal urbain. Bien que principalement exploitée par les employés de la maison de la récolte, la serre intègre une dimension collective en impliquant les résidents dans la production, renforçant ainsi les liens entre habitat, alimentation et responsabilité communautaire. Malgré les défis du climat nordique, le projet intègre des stratégies durables, telles que la récupération de chaleur, l’utilisation de panneaux photovoltaïques et l’optimisation de la ventilation naturelle.

Les étages supérieurs accueillent 195 logements, dont 40 % hors marché, proposant une diversité typologique adaptée à différents profils. Le logement est pensé en relation directe avec la production alimentaire, renforçant l’idée d’un mode de vie participatif et local. Les espaces communs, tels que les espaces de co-living, encouragent les interactions sociales et contribuent à la création d’une micro-communauté verticale.

Entre la serre et les logements, un interstice commun habité agit comme une zone de transition entre production et habitation. Conçu comme un espace de co-living, il accueille des lieux de rencontre, de détente et d’activités collectives, directement accessibles à tous les étages qui favorisent les échanges au quotidien.

En somme, La Boucle Namur se positionne comme une infrastructure urbaine innovante, à la fois résiliente et reproductible. Elle redéfinit le rôle de l’architecture en l’inscrivant comme un levier de transformation écologique et sociale, tout en proposant un modèle concret d’autonomie alimentaire urbaine.