MAîTRISE EN ARCHITECTURE

Le point de réflexion

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Le point de réflexion

Point de réflexion
1. Changement de direction des ondes (lumineuses, sonores, etc.) qui rencontrent un corps interposé.
2. Retour de la pensée sur elle-même en vue d’examiner plus à fond une idée, une situation.

Dans ce projet, il sera question de théorie queer, d’accueillance et d’architecture.

La proposition ici est simple : comment, en s’inspirant de la théorie queer, est-il possible de créer un nouveau mode d’occupation en architecture?

Ce projet propose deux noyaux, chacun étant la réflexion de l’autre dans un site infiniment générique et spécifique.

Le premier détournement se matérialise en un film. Ce dernier propose de transformer la vision d’un stationnement de Saint-Michel. Le non-lieu devient lieu. Ce film est une étude des textures matérielles et sonores.

Le deuxième détournement est composé d’un espace de chaleur. Il constitue un tout, à la fois milieu de vie où chacun.e bâtit son espace de sommeil et façonne son monde intérieur. Ce lieu n’est cependant pas totalement privé, il se transforme en lieu de réception, de création et de fête.

La maison et son annexe forment un lieu de tous les possibles. Le parti pris de cet ensemble est d’évacuer toutes les problématiques architecturales – enveloppe, sécurité incendie, toilettes, etc. – afin de permettre une libre modulation des espaces.

La maison se divise en un espace commun et un espace plus intime. Actuellement sans cloison, il sera appelé à être modifié par l’aléa des corps qui composent cette habitation. L’annexe propose des lieux plus privatifs encore, caractérisés par des chambres en enfilades.
Ce noyau est centré sur une passerelle. Ici, elle est offerte aux personnes qui composent ce lieu. Le bitume du stationnement est assumé. Il sera cependant appelé à se désagréger par sa désuétude.

Son opposé, troisième détournement, est une tour repère. Visible de tout le quartier, elle prend une allure infiniment publique. Pourtant, les vues qu’elle offre ne sont pas celles que l’on pense. La tour refuse la logique du panoptique. Sa vue n’existe que dans l’imaginaire de la personne qui la regarde. Nul ne peut prétendre à pouvoir voir le quartier sans devoir le visiter. Le rôle d’une tour est d’offrir un point de vue exceptionnel. Et la vue de ses entrailles en est une d’exception.