MAîTRISE EN ARCHITECTURE

Murmure Vert

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Documentation

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Prototypage d'impression 3D d'argile

Prototypage d'impression 3D d'argile

Les strates issues de l'extrusion de l'argile dessinent des microreliefs. En glissant le long des panneaux, l'eau s'y accroche, retenue par la matière. De cette manière naît un microclimat humide, offrant à la mousse végétale un endroit où prendre racine.

Les strates issues de l'extrusion de l'argile dessinent des microreliefs. En glissant le long des panneaux, l'eau s'y accroche, retenue par la matière. De cette manière naît un microclimat humide, offrant à la mousse végétale un endroit où prendre racine.

Recherche à l'aide d'outil numérique

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Prototype final

Prototype final

La mousse végétale en hiver ne meurt pas. Elle dort et se désydrate. Au printemps, la pluie et le temps doux la réveillent et même temps que les autres plantes et les animaux.

La mousse végétale en hiver ne meurt pas. Elle dort et se désydrate. Au printemps, la pluie et le temps doux la réveillent et même temps que les autres plantes et les animaux.

Tectonique

Tectonique

Murmure Vert

La mousse végétale n’est pas une plante qui s’impose, c’est une présence qui s’installe doucement. Elle appartient au monde discret des bryophytes. Une peau verte qui recouvre la pierre, les troncs, les sols oubliés. La mousse vit sans racines profondes, sans fleurs éclatantes. Elle boit directement la pluie, retient l’humidité et redistribue lorsque le paysage s’assèche. Elle crée des microhabitats, de petits univers pour les insectes, les micro-organismes, un monde à l’échelle du millimètre, mais essentiel. Elle participe aussi à la purification de l’air, captant certaines particules et certains polluants, tout en contribuant au cycle du carbone. Mais peut-être que sa plus grande contribution est ailleurs. La mousse nous enseigne une autre manière d’habiter le monde, sans domination, sans urgence, dans une lente cohabitation avec le temps.

Ainsi, le projet vise à intégrer la mousse végétale à l’architecture, afin de contribuer à la société sur le plan esthétique et écologique. Il regarde la fusion entre inerte et vivant sous un angle de colonisation biologique à travers le temps, où le vieillissement du bâtiment est synonyme d’enrichissement écologique et visuel, plutôt que de détérioration. Pour les habitants de Montréal, cette présence végétale est une manière d’imaginer la ville non plus comme un ensemble de bâtiments, mais comme un écosystème capable d’évoluer, de respirer et de pousser.