MAîTRISE EN ARCHITECTURE

Sculpter les arènes, clarifier les horizons

Cover image
Axonométrie du projet

Axonométrie du projet

Horizon sonore 01 : Accueil

Horizon sonore 01 : Accueil

Horizon sonore 02 : Bar

Horizon sonore 02 : Bar

Horizon sonore 03 : Scènette

Horizon sonore 03 : Scènette

Impressions

Impressions

Pers. 01 : Bar en chicane

Pers. 01 : Bar en chicane

Pers. 02 : Entendre la nuit

Pers. 02 : Entendre la nuit

Schéma 01 : Outils de conception

Schéma 01 : Outils de conception

Plan d'ensemble

Plan d'ensemble

Schéma 02 : Matérialité et acoustique

Schéma 02 : Matérialité et acoustique

Schéma 03 : Assemblage tectonique

Schéma 03 : Assemblage tectonique

Sculpter les arènes, clarifier les horizons

Ce projet traite de l’accessibilité des festivals de musique de moyenne envergure par une approche centrée sur le son et la musique.

Conçu en collaboration avec le compositeur et pianiste aveugle Vytautas Buccionis, la proposition d’installations permanentes pour le picnik électronic du parc Jean Drapeau est basée sur le concept de paysages sonores. L’espace est entièrement sculpté par le son en utilisant les propriétés acoustiques de la musique électronique face à la forme et à la matérialité. Créant ainsi des arènes sonores distinctes, qui aident à la formation d’une carte mentale de l’espace.

Le plan du site du Piknic Électronik est ainsi reconfiguré à partir des effets sonores souhaités, en distribuant les programmes selon des ambiances acoustiques distinctes: scène principale, zones familiales, espaces d’apaisement sensoriel, forêt sonore, aire de repas, bar, accueil et services. Chaque espace a un programme sonore correspondant.

La forme architecturale découle directement de cette logique. Inspirée de la trame triangulée de l’allée Calder et de la Biosphère, la volumétrie est composée de demi-dômes irréguliers qui favorisent une diffusion acoustique homogène et limitent les échos indésirables. Cette morphologie permet non seulement une cohérence avec le site, mais aussi une performance acoustique supérieure aux formes orthogonales classiques.

En travaillant avec les coefficients d’absorption selon les fréquences, le projet utilise la matérialité comme un filtre sonore: liège pour absorber les hautes fréquences et clarifier les chants d’oiseaux, fibrociment pour amplifier des sons repères comme l’eau ou le métal, cèdre rainuré pour atténuer les rebonds des fréquences de la voix humaine et améliorer la communication. Ces choix permettent de créer des parcours où l’orientation repose sur des horizons sonores clarifiés par ce qui est en avant-plan, au plan intermédiaire ou en arrière-plan.

L’architecture vise à participer à l’expérience musicale, capable d’amplifier, de filtrer ou de révéler les sons du programme de manière interactive.
Renaud Côté-Giguère
Renaud Côté-Giguère renaud.cote-giguere@umontreal.ca