MAîTRISE EN ARCHITECTURE

Un langage de repères

Cover image
Carte mentale et parcours d'accès

Carte mentale et parcours d'accès

Un nouveau pôle de transport multimodal

Un nouveau pôle de transport multimodal

Plan niveau 0 –  Édicule

Plan niveau 0 – Édicule

Traverser

Traverser

Se repérer à l'échelle de l'îlot

Se repérer à l'échelle de l'îlot

Entrer

Entrer

Se repérer à l'échelle de l'édicule

Se repérer à l'échelle de l'édicule

Plan niveau1 et niveau 2

Plan niveau1 et niveau 2

Choisir

Choisir

Attendre

Attendre

Se repérer à l'échelle des tunnels souterrains

Se repérer à l'échelle des tunnels souterrains

Choisir

Choisir

Un langage de repères

« La STM vous souhaite la bienvenue à bord! »

Pour les usagers vivant avec la cécité, cette promesse bienveillante sonne faux. Conçu pour une lecture visuelle, le métro montréalais est un labyrinthe de béton, une cacophonie de sens. Les ruptures de continuité spatiale révèlent les angles morts d’un système qui privilégie la lecture visuelle au détriment d'une expérience sensorielle plurielle.

Comment l’expérience des personnes vivant avec la cécité et par la bande celle de tous les usagers du métro pourrait-elle être simplifiée?

Essentiellement, les obstacles à l'accessibilité se manifestent aux points du parcours demandant une prise de décision, là où s'articulent cinq actions critiques : traverser, se repérer, entrer, choisir et attendre. Et si l’architecture pouvait faciliter l’orientation en construisant des repères sensoriels pour chacune de ces actions?

S'inscrivant dans le prolongement de la ligne bleue, ce projet-thèse propose l'élaboration d'un langage de repères multisensoriels appliqué à la conception de la future station Vertières. En mobilisant tactiquement les repères multisensoriels du parcours, ce langage soutient les différentes prises de décision. L'assimilation d'une carte mentale cohérente transforme chaque trajet en une expérience de mobilité autonome et assurée pour les personnes aveugles et malvoyantes.

La station Vertières révèle l’espace, couche par couche, sens par sens, jusqu’à rendre l’inaccessible perceptible. En transcendant le rôle de simple connecteur, l'architecture se réinvente en un dispositif d'orientation transformant le trajet en une expérience de mobilité autonome et signifiante.