MAîTRISE EN ARCHITECTURE

Vers une architecture féministe : repenser l'habitat collectif pour des milieux de vie inclusifs

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Coeur du projet

Coeur du projet

Plan d'implantation

Plan d'implantation

Plan du rez-de-chaussée

Plan du rez-de-chaussée

Concept volumétrique

Concept volumétrique

Plan d'étage

Plan d'étage

Vers une architecture féministe : repenser l'habitat collectif pour des milieux de vie inclusifs

En 1980, l’architecte américaine Dolores Hayden illustre une vision d’une ville non sexiste qui serait constituée de complexes de logements sociaux bordés d’espaces coopératifs et communs intérieurs et extérieurs, sécuritaires et accessibles à toutes et à tous. Cette perspective critique les modèles urbains historiquement pensés selon des normes masculines, comme le souligne la géographe Leslie Kern. L’atelier « Penser et construire l’architecture pour habiter la ville » invite ainsi à réfléchir aux enjeux contemporains de l’habitation dans un contexte de crise du logement. L’adoption d’une posture féministe dans ces interventions apparaît essentielle pour favoriser une plus grande égalité dans la sphère de l’habitation.

Cette réflexion s’inscrit dans le contexte du redéveloppement du secteur Namur-Hippodrome à Montréal qui est appelé à accueillir environ 10 000 logements abordables. Face à cette densification, il devient crucial de considérer les besoins des populations les plus touchées par la crise, notamment les femmes qui rencontrent davantage d’obstacles d’accès à des logements adéquats. Une question a guidé le processus de recherche et de conception initié dans le cadre du thème de l’atelier : « Considérant qu’une posture féministe en architecture contribue à repenser la conception d’habitats collectifs, quels sont les dispositifs architecturaux qui pourraient être appliqués à un édifice de logements sociaux afin de développer des milieux de vie plus inclusifs ? »

Le projet consiste donc en la conception d’un immeuble de 181 logements sociaux, destiné à accueillir des femmes seules de tous âges ainsi que des mères monoparentales avec leurs enfants, au sein du futur quartier Namur-Hippodrome à Montréal. Il s’inscrit dans une réflexion sur l’habitat collectif inclusif, en s’appuyant sur des modèles d’architecture féministe qui mettent de l’avant l’entraide, l’autonomie et la communauté. La proposition architecturale se déploie à travers une attention particulière portée aux espaces partagés et à la diversité des typologies résidentielles, adaptées aux réalités et aux besoins des futur.es habitant.es.