BACCALAURéAT EN DESIGN D'INTéRIEUR

Habiter le mouvement

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Perspective de l’entrée

Perspective de l’entrée

Perspective de l’escalier

Perspective de l’escalier

Perspective de l’aire ouverte

Perspective de l’aire ouverte

Perspective d'un bureau école

Perspective d'un bureau école

Perspective d'un bureau école

Perspective d'un bureau école

Perspective de la salle d’orthopédagogie

Perspective de la salle d’orthopédagogie

Perspective de la salle d’orthopédagogie

Perspective de la salle d’orthopédagogie

Façade arrière du bâtiment

Façade arrière du bâtiment

Plan d’aménagement du rez-de-chaussée

Plan d’aménagement du rez-de-chaussée

Plan d’aménagement du 2e étage

Plan d’aménagement du 2e étage

Plan d’aménagement de la salle d'orthopédagogie ( étage 3)

Plan d’aménagement de la salle d'orthopédagogie ( étage 3)

Habiter le mouvement

Depuis la pandémie, notre manière d’habiter a profondément évolué. L’intégration du travail dans la sphère domestique a transformé les dynamiques familiales, brouillant les limites entre espaces privés et professionnels. Cette réalité a fait émerger de nouveaux besoins liés à la concentration, à la cohabitation et à la qualité des environnements de vie. Le projet Habiter le mouvement s’inscrit dans cette transformation en proposant une habitation capable d’intégrer à la fois le travail, la vie familiale et un espace de soutien éducatif.

Situé au 6583, rue Boyer, dans le quartier Rosemont à Montréal, le projet prend place dans un triplex typique montréalais. Le bâtiment a été transformé par l’ajout d’un troisième étage afin d’y intégrer une salle d’orthopédagogie. Le logement principal accueille une famille composée de deux parents et de deux adolescents, ainsi que des élèves externes qui fréquentent ponctuellement les lieux pour du soutien académique.

Face au manque de ressources dans les écoles, le projet répond à la question suivante : comment l’espace domestique peut-il devenir un lieu de soutien éducatif complémentaire ? L’objectif est de créer un environnement hybride où coexistent harmonieusement les fonctions d’habitation et d’apprentissage, tout en maintenant un équilibre entre vie privée et activités professionnelles.

Le concept Habiter le mouvement exprime l’idée que l’espace domestique doit être en constante adaptation. Habiter le mouvement, c’est concevoir une maison capable d’évoluer selon les besoins, les moments de la journée et les usages. Le mouvement ne se limite pas aux déplacements physiques, mais inclut aussi les transitions entre les ambiances, les fonctions et les rythmes de vie. Trois thèmes structurent cette approche. D’abord, l’évolution, qui permet aux espaces de se transformer et d’accueillir différentes fonctions dans le temps. Ensuite, le rythme, qui organise l’alternance entre des moments actifs et des moments de calme. Finalement, la fluidité, qui assure des circulations simples, continues et intuitives entre les espaces.

L’organisation du projet traduit directement ces intentions. Le rez-de-chaussée regroupe les espaces collectifs dans une aire ouverte, favorisant les interactions et la flexibilité des usages. À l’étage, les espaces deviennent plus calmes et plus intimes, dédiés à la concentration et à l’étude. Le troisième niveau, consacré à l’orthopédagogie, marque un changement d’ambiance plus spécialisé, tout en restant connecté au reste de la maison.

La conception de la salle d’orthopédagogie s’appuie sur plusieurs principes des Lab-Écoles, notamment la flexibilité des espaces, la diversité des postures et des modes d’apprentissage, l’importance de la lumière naturelle et la présence d’un environnement favorisant le bien-être et l’autonomie. L’aménagement propose ainsi différentes zones complémentaires : des espaces de travail individuel pour la concentration, des zones collaboratives pour l’échange, ainsi que des lieux plus informels favorisant le mouvement et des approches pédagogiques variées. Cette organisation permet aux élèves de choisir leur manière d’apprendre, tout en soutenant différents rythmes et niveaux d’énergie. La double hauteur et les liens visuels entre les étages renforcent cette idée de mouvement, en créant des connexions verticales et une continuité spatiale. Le projet devient ainsi un parcours où les transitions entre les espaces sont fluides et naturelles.

En somme, Habiter le mouvement propose une habitation évolutive, où les espaces s’adaptent aux réalités contemporaines. Le projet met en place un équilibre entre vie familiale, travail et apprentissage, en plaçant les rythmes et les besoins des usagers au cœur de la conception.