BACCALAURéAT EN DESIGN D'INTéRIEUR

MOVÉRÉ

Cover image
Rez-de-chaussée

Rez-de-chaussée

Salle de matériel

Salle de matériel

Salle de mouvement

Salle de mouvement

Entrée du centre

Entrée du centre

Salon commun

Salon commun

Étages 1 et 2

Étages 1 et 2

Espace commun à deux logements

Espace commun à deux logements

Logement individuel

Logement individuel

Meuble intégré dans les logements

Meuble intégré dans les logements

Cuisine commune

Cuisine commune

MOVÉRÉ

Ce projet propose un centre d’hébergement transitoire et de mouvement destiné aux femmes migrantes vivant avec le VIH, une population souvent confrontée à la stigmatisation et à l’isolement. Implanté au 3702, rue Sainte-Famille, dans le quartier Milton-Parc à Montréal, il prend place dans un bâtiment existant réinvesti afin d’offrir un milieu de vie sécurisant et inclusif. Le projet combine un total de huit logements transitoires et un centre de mouvement ouvert sur la communauté, pensé comme un levier de réappropriation du corps et de création de liens sociaux.

Au rez-de-chaussée, le centre de mouvement se déploie comme un espace flexible et accueillant, ouvert à la fois aux résidentes et aux femmes du quartier. Un système de rideaux sur rails posé au plafond permet de moduler l’espace selon les besoins, favorisant autant la pratique individuelle que collective. Cette matérialité légère et enveloppante présente au travers du projet introduit une dimension sensible à l’expérience du mouvement, en offrant des degrés variables d’intimité et d’exposition. Intégré au parcours, un espace de rangement accessible soutient une diversité de pratiques et encourage l’autonomie des usagères, permettant à chacune de s’approprier librement les lieux et de développer sa propre relation au corps et au mouvement.

Les deuxième et troisième étages accueillent un total de huit logements, organisés en paires. Chaque unité est reliée à une autre par une cloison mobile, offrant la possibilité de partager l’espace ou de préserver l’intimité selon les besoins et le rythme de chacune. Cette approche favorise une transition graduelle de l’individualité vers la collectivité. Les logements s’articulent autour d’aires communes regroupant quatre résidentes, conçues comme des espaces de rencontre et de cohabitation. Leur aménagement est issu d’un processus de cocréation avec des femmes ayant déjà expérimenté l’hébergement, permettant d’intégrer des choix de design sensibles à leurs réalités. Cette démarche vise à réduire les tensions liées à la vie collective et à soutenir un climat de respect et de bienveillance.

À travers ce projet, l’objectif est de créer bien plus qu’un lieu d’hébergement : un environnement propice à la reconstruction personnelle et à l’intégration sociale. En plaçant au cœur de la conception des valeurs telles que le respect du rythme individuel, la dignité, la solidarité, la confiance en soi et l’ouverture à l’autre, le projet cherche à offrir aux résidentes les conditions nécessaires pour se reconstruire, tisser des liens durables et retrouver un sentiment d’appartenance.